Écho de notre page Facebook : janvier 2019

30 janvier 2019

L’accomplissement

Madone avec l’Enfant parmi les lys
Carlo Dolci (17e)

Dans le monde entier, la Vierge est associée au grand signe que Dieu a donné à la maison de David. C’est la Vierge byzantine, triste et majestueuse, avec une douceur compatissante ; la Vierge espagnole, transfigurée et radieuse ; la Vierge d’Angelico de Fiesole, consumée d’amour, la Vierge de Raphaël, aimable et gracieuse… Chaque peuple, chaque artiste a marqué sur ses traits sa conception de la beauté et de la bonté, et quand l’artiste a échoué, quand il n’a fait qu’une œuvre sans proportions, ni expression, ni couleur, l’âme du peuple a fait le reste, et il n’aime pas moins sa Vierge rustique que les chefs d’œuvres des Maîtres.  Elle a son enfant sur ses bras, comme la fleur repose sur la tige, et s’il y a parmi les hommes de douces joies, les plus intimes et les plus confiantes s’expriment encore par la parole du prophète : « Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, la souveraineté est sur son épaule. On le nommera Conseiller, Admirable, Dieu fort, Père éternel, Prince de paix ! » Les âmes tentées d’abandonner le droit et la justice viennent chercher la force auprès de ce berceau : des milliers d’enfants pauvres sont recueillis et traités avec des soins maternels, parce que Jésus a été enfant. Si l’on pèche encore sur la terre, Dieu trouve dans le cœur des saints des compensations dont seul il connaît la valeur, et tous savent dans l’Église catholique que les plus beaux triomphes de l’Enfant, Père éternel, Prince de paix, auront lieu dans le ciel, quand le péché aura disparu de la montagne sainte.

(extrait de Marie-Joseph Lagrange, o.p., La Vierge et Emmanuel, RB(1892) pp. 481-497 ou lire le texte entier sur site : https://lagrange.colombier-communication.com/wp-content/uploads/2014/02/Ancien-Testament-LA-VIERGE-ET-EMMANUEL.pdf

28 janvier 2019

Saint Thomas d’Aquin, Docteur de l’Église et glorieux docteur de l’ordre de Saint Dominique

Le P. Lagrange a toujours eu un très grand attachement à la doctrine de saint Thomas d’Aquin « ce qui m’avait empêché d’errer », dit-il dans une lettre au père Cormier en novembre 1912.

Dans son livre La Méthode historique et avant de commencer sa première conférence : « L’exégèse critique et le dogme ecclésiastique – Les ‘nouveautés dans l’Église’ », le père Lagrange annonce : « Je voudrais me mettre sous le patronage du glorieux docteur de l’ordre de Saint-Dominique, saint Thomas d’Aquin. Ce qu’il représente aujourd’hui pour nous, c’est le poids vénérable d’une tradition déjà ancienne. Ce qui frappa surtout ses contemporains, ce fut l’extrême nouveauté de sa doctrine. Guillaume de Tocco, son biographe autorisé, reflète bien cette impression en employant huit fois le mot nouveau pour caractériser sa manière : ‘Il soulevait dans ses leçons de nouveaux articles, découvrait pour résoudre ses questions une méthode nouvelle et claire, et apportait dans les solutions qu’il donnait de nouvelles preuves. C’est au point qu’en l’entendant enseigner de nouveaux points de doctrine et définir, par de nouvelles raisons, les doutes proposés, personne n’hésitait à reconnaître que Dieu l’avait éclairé d’une lumière nouvelle. Il eut, dès le début, un jugement si sûr qu’il n’hésitait pas à enseigner et à écrire des opinions nouvelles que Dieu, par une inspiration nouvelle, avait daigné lui faire connaître’. » (La Méthode historique, Cerf, 1966, pp. 23-24.)

 

Le P. Bernard Montagnes o.p. dans son article « Le thomisme du P. Lagrange » nous dit : « La fidélité à saint Thomas a maintenu Lagrange et son École dans le droit fil de la vérité. […] Ce que le P. Lagrange a trouvé dans le thomisme peut se résumer en trois observations : 1) Une école de rigueur. 2) Une école de liberté. 3) Une école de sagesse. »
Pour lire le texte en entier : https://lagrange.colombier-communication.com/wp-content/uploads/2014/03/Montagnes-Le-thomisme-du-père-Lagrange.pdf

 

Photo : Saint Thomas d’Aquin. Fontaine de Sagesse, par Antoine Nicolas (1648)
Pour la lecture d’image : http://www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/linterieur/peintures/saint-thomas-daquin/

 

25 janvier 2019

La conversion de Saint Paul

De même que Luther acquit peu à peu dans la vie religieuse l’expérience de son impuissance en face de la concupiscence, et ose enfin se proclamer pécheur, n’ayant d’autre justice que la justice imputée du Christ, Paul aurait compris, à la suite d’une lutte prolongée lorsqu’il allait à Damas, et, quand il eut reconnu Jésus pour le Christ, il fut aussitôt décidé à s’en remettre à lui du soin de son salut. Avant qu’il ait trahi la cause de la Loi, la Loi avait trahi ses efforts. Elle l’avait abandonné la première. Il cherchait dès lors ailleurs un appui plus assuré pour sa vie morale. Et sans doute Paul a tracé mieux que personne le tableau de la lutte entre la raison humaine et la chair, sous le regard de la Loi qui ne sert qu’à exaspérer le conflit. Mais c’est dans l’Épître aux Romains (Rom. VII), sans aucune allusion à son histoire personnelle, car le moi qu’il met en scène est celui de chacun de nous. Dans l’Épître aux Galates, la lutte est entre l’esprit et la chair, c’est celle où sont engagés les chrétiens. Et lorsque Paul parle de sa conversion, c’est pour marquer la pleine confiance qu’il avait dans la Loi avant la révélation. […] Oui, c’est en pleine fougue pharisienne que Paul a reçu la révélation, dans une telle clarté qu’il n’eut besoin de consulter personne, ni d’être instruit par personne pour suivre une nouvelle voie.

(Marie-Joseph Lagrange, extrait de l’Épître aux Galates, p. LXXIII, éd. Lecoffre, Paris, 1926.)

Lecture d’image proposée :
(http://artbiblique.over-blog.com/article-la-conversion-de-paul-73986736.html)

La Conversion de Paul (1527) – par Francesco Mazzola, dit le Parmesan (1503-1540), au Kunsthistorische museum de Vienne.

Le Christ est absent, Paul entend mais ne voit rien.

Le cheval occupe la place centrale. Ce cheval blanc est signe de triomphe surtout quand il est cabré. Triomphe antique, papal mais aussi celui de l’apocalypse = triomphe et puissance

La peau de panthère qui le couvre est signe de noblesse mais c’est surtout la peau d’un animal assimilé au Christ (selon le Physiologos qui est un bestiaire chrétien de l’antiquité qui a eu une influence considérable au Moyen Âge). La panthère exhale un bon parfum qui séduit tous les animaux sauf le serpent qui fuit et le dragon qui se fige ; quand elle revient dans sa caverne, elle dort et ne se réveille que le 3ème jour ; sa peau tachetée évoque les vertus du Christ : compassion, foi, paix, pureté… donc ce cheval est l’image du Christ victorieux, séducteur et conquérant.

Position de Paul : il ne voit rien mais n’est pas aveuglé, il doit ouvrir les yeux, mais à quoi ? à l’Évangile et aux nouveaux chrétiens (cf. Actes, ch. 26), il essaie de se relever pour se tenir prêt pour la mission. Il se lève comme l’Adam de Michel Ange, c’est une création. Ses bras sont en croix, il imite le Christ. Il se relève comme Christ du tombeau, c’est une résurrection.

Paul se fait le témoin de la mort et de la Résurrection

Les compagnons  sont absents, le peintre isole Paul dans un baptême de lumière, il le montre recevant une révélation intérieure. Il exalte  la puissance de la grâce individuelle et le pouvoir d’une conversion radicale. Cela peut être vu comme une position luthérienne ou plutôt celle des « spirituels » de la grande Église dans ces années 1520-1530, le commanditaire, un professeur de médecine de l’université de Bologne en fait partie.

22 janvier 2019

L’expérience du désert par le P. Marie-Joseph Lagrange o. p.
« Garde ma loi, observe mes commandements »

Se reporter à la rubrique « Quelques articles du père Lagrange »

19 janvier 2019

Serviteur et fils de la Bienheureuse Vierge Marie

Vierge avec l’Enfant ou Madone à la grenade
Fra Angelico

L’attitude intérieure du père Lagrange envers Marie est celle du saint esclavage (il ne semble pas en avoir pris l’inspiration chez Grignion de Montfort). Beatae Mariae servus et filius, se proclame-t-il le 22 octobre 1927. (Bernard Montagnes. Marie-Joseph Lagrange. Une biographie critique, Cerf, 2008, p. 561.

« Demeurons un petit serviteur de Marie, humble et caché… » (Marie-Joseph Lagrange, Journal spirituel 22 septembre 1927.)

 

 

 

18 janvier 2019

Pour ceux qui sont intéressés, nous venons de mettre sur site une page : chronologie du père Lagrange par fr. Bernard Montagnes o.p.  Rendez-vous sur www.mj-lagrange.org

Bonne chronologie développée sur le père Lagrange, à lire avec plaisir. Bon samedi avec la Vierge Marie. Dans la prière au Seigneur. Fr. Manuel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13 janvier 2019

Le baptême de Jésus

Vous souvenez-vous de la date de votre baptême ?
Le père Lagrange faisait souvent mémoire dans la prière du 12 mars 1855, date où il avait été plongé dans les eaux baptismales dans la collégiale Notre-Dame de Bourg-en-Bresse.

Ce baptême de Jésus reçu des mains du dernier et du plus grand des prophètes est le symbole du baptême de l’Esprit que les fidèles chrétiens recevront par leur foi en la mort et en la résurrection de Jésus.
Le père Lagrange y voit une épiphanie, c’est-à-dire une manifestation de la divinité du Christ que l’Église célèbre de manière solennelle dans le rayonnement de la fête de Noël. En ce temps-là, des rois s’attribuaient une nature divine. Jésus ne se fait pas Dieu comme l’ont prétendu certains empereurs romains morts de façon malheureuse. En tant que Fils unique de Dieu, il reçoit l’Esprit Saint du Père. Au Jourdain, l’Esprit Saint relie le ciel et la terre puisqu’il est le nœud du Père et du Fils, dont toutes ses œuvres sont communion.
En recevant le baptême, Jésus annonce l’union des pécheurs avec la divinité de son Père.

(extrait de Le père Lagrange et la Vierge Marie. Méditation des mystères du Rosaire, Cerf, 2012, pp. 79-81.)

 

10 janvier 2019

Voici venir le jour de notre rendez-vous mensuel de prière, en commun avec fr. Manuel Rivero o.p., au cours de la messe qu’il célèbre aux intentions personnelles des membres de l’association des amis du père Lagrange et pour la béatification de cet humble serviteur de Dieu que fut le P. Marie-Joseph Lagrange.

« Ave Maria ! Le monde est si peu de chose, les choses vont si de travers qu’on ne songe d’abord qu’à s’absorber dans la pensée, mais alors l’œuvre de Dieu ne se fait pas, car chose inouïe, il ne la fait pas tout seul, lui, le Tout-Puissant, ne fera rien sans nous, ni pour nous, ni pour les autres, – c’est au moins dans ce sens que les grâces (ordinairement) ne fructifient pas sans le concours des secours qu’on trouve dans l’Église. Tout se ramène à l’Église où sont les grâces, même celles qui sont données en dehors de l’Église et qui y conduisent plus ou moins directement –. (P. Lagrange dans son Journal spirituel, Cerf, 2014, p. 313.)

Nous prions aussi pour le chapitre provincial de Toulouse qui se tient en ce moment dans « la ville rose » où vécut le père Lagrange comme professeur au retour de Salamanque en 1886. Belle Epiphanie à vous, avec ma prière au Seigneur. Fr. Manuel.

7 janvier 2019

Saint Raymond de Peñafort, o. p. fut canonisé pour sa « sainteté au service de la justice »

Saint Raymond de Peñafort
Fra Angelico, XVe

 

Le P. Marie-Joseph Lagrange, Frère prêcheur, voua sa vie au service apostolique de la vérité. (Bernard Montagnes o.p., Marie-Joseph Lagrange. Biographie critique, Cerf, 2013, p. 549.)

Dans son Journal spirituel, le 7 janvier 1881, fr. Marie-Joseph Lagrange, propose à notre réflexion :
« La charité fraternelle est le grand moyen de sanctification. 

 

 

 

 

 

 

6 janvier 2019

Solennité de l’Épiphanie du Seigneur

Adoration des Mages
Patriarcat latin de Jérusalem

[…] Or, les mages avaient vu se lever à l’Orient un astre nouveau, vraisemblablement une comète. Tout le monde se tenait pour assuré que c’était le présage d’un règne glorieux. Eux ont pensé au futur roi des Juifs, dont ceux-ci disaient des choses si merveilleuses. Pensant donc qu’il était né, ils vinrent à Jérusalem, la cité sainte du judaïsme.

 

 

 

(extrait de Marie-Joseph-Lagrange o.p., L’Évangile de Jésus Christ, Artège-Lethielleux, 2017.)

1er janvier 2019

Bonne année 2019 en la confiant à la Vierge Immaculée, si vénérée par le père Lagrange. Fr. Manuel.

 

Sainte Marie, Mère de Dieu

Vénérer la Vierge Marie

extrait de l’article de fr. Manuel Rivero o.p. : Pourquoi appeler la Vierge Marie, Mère de l’Église ?

Le père Marie-Joseph Lagrange (1855-1938), dominicain, fondateur de l’École biblique de Jérusalem, notait dans son Journal spirituel au cours de son noviciat au couvent royal de Saint-Maximin :

« La bienheureuse Vierge Marie a détruit dans sa personne toutes les hérésies : elle est Mère de Dieu, donc, le Fils de Dieu, Jésus-Christ, n’est qu’une seule personne, et il a deux natures puisqu’il est aussi vraiment son Fils, né de sa substance[1]. »

L’histoire de l’Église montre aussi comment la fréquentation de la Vierge Marie dans la prière loin d’éloigner les fidèles du Christ les a rapprochés avec justesse de son mystère.

Aussi, le concile Vatican exhorte-t-il les chrétiens à vénérer la Vierge Marie, avec amour, en lui adressant des prières d’invocation, et en cherchant à imiter sa foi[2].

Il arrive que des sociologues s’étonnent de l’impact de la spiritualité mariale auprès des chrétiens ayant subi la violence, l’emprisonnement, la pauvreté et toutes sortes de persécutions. Avec la Vierge Marie, ils ont gardé la foi au Christ médiateur entre Dieu et les hommes.

Mère de Dieu, Mère spirituelle des chrétiens, Mère de l’Église, la Vierge Marie, femme au regard pénétrant, active dans son amour, conduit au Christ comme elle l’a fait aux noces de Cana : « Faites tout ce qu’Il vous dira » (Jn 2,5.)

[1]Marie-Joseph Lagrange, Journal spirituel. Paris. Édition du Cerf. 2014. 16  novembre 1880. P. 104.

[2]Concile Vatican II. Lumen gentium. Chapitre VIII. « La bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, dans le mystère du Christ et de l’Église »,n°66-67.

 

L’Ordre des Dominicains : Prêcheurs au cœur du monde

Bienvenue sur le site de la Province de Toulouse des Dominicains. Saint Dominique a fondé notre famille religieuse il y a plus de 800 ans. Aujourd’hui, l’Ordre des Prêcheurs rassemble des frères engagés. En effet, nous nous consacrons à la prière et à l’étude. De plus, nous annonçons la Parole de Dieu. Découvrez notre histoire et notre spiritualité. Ensuite, explorez nos missions en France et à l’international.

Qui sont les frères Dominicains ?

Les Dominicains sont des religieux catholiques. Concrètement, notre vocation se tourne vers la recherche de la Vérité (Veritas). Par exemple, nous suivons les traces de Saint Thomas d’Aquin. Ainsi, notre vie cherche le dialogue constant avec nos contemporains. Cependant, contrairement aux moines cloîtrés, les frères prêcheurs vivent au cœur des villes. C’est pourquoi nos couvents restent ouverts sur le monde. Notre vie s’appuie sur quatre piliers :

  • D’abord, la prière liturgique et personnelle.
  • Ensuite, l’étude assidue de la théologie et de la société.
  • Par ailleurs, la vie fraternelle en communauté.
  • Enfin, la prédication pour partager nos réflexions.

Nos couvents et nos engagements

Désormais, la famille dominicaine porte de multiples projets. Depuis nos lieux de vie, nous animons des paroisses et des aumôneries. C’est notamment le cas au couvent de Marseille ou à Bordeaux. De même, nous soutenons des centres de solidarité. Pour tout découvrir, n’hésitez pas à consulter le programme de nos activités.

Par ailleurs, nous sommes très présents dans le monde numérique. Notre but est de porter l’Évangile au plus grand nombre. Par exemple, le portail Retraite dans la Ville propose une halte spirituelle en ligne. De fait, des milliers d’internautes nous suivent toute l’année.

Découvrir notre spiritualité et suivre notre actualité

Nos portes vous sont toujours ouvertes. Que vous soyez étudiant ou professionnel, vous êtes les bienvenus. En effet, chacun peut chercher du sens à nos côtés. Pour cela, explorez nos articles ou retrouvez nos horaires d’offices. De plus, vous pouvez écouter nos conférences en ligne. Enfin, rejoignez nos événements (comme le parcours de Carême avec les Dominicains) pour partager notre charisme.

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